Résumé : |
L'auteur, ministre chargé du commerce de 1989 à 1991, explique à la lumière de l'économie politique l'histoire générale de l'Algérie depuis 1962. Il distingue deux périodes : l'une qu'il qualifie de transition postcoloniale caractérisée par un système rentier dont la crise culmine en 1986, l'autre de "transition vers un système productif démocratique" qui s'engage à partir de 1987. Certes l'émergence démocratique a été freinée par l'arrêt du processus électoral et la brutale montée de la violence et du terrorisme. L'auteur semble convaincu que "la passivité actuelle de la population" serait "une manière de refuser que le rééquilibrage des intérêts et le retour à l'efficacité économique et sociale s'opère autrement que par le droit, la négociation et le contrat." De toute façon, il semble que ces périodes de transition, comme les connaissaient aussi les pays de l'est, soient propices à l'ensevelissement des tabous et aux clarifications sources d'une "recomposition plurielle du paysage politique et à de nouvelles alliances". |