Résumé : |
Depuis trente ans, l'Afrique au sud du Sahara est indépendante, mais elle reste encore fortement tributaire des politiques d'aide. La majorité de la population, encore rurale, est composée pour une bonne part, de paysans pauvres dont l'avenir apparaît incertain au regard de leur faible productivité et de la mauvaise intégration de leurs productions aux échanges mondiaux. Ceci conduit à s'interroger sur les risques de marginalisation de cultivateurs et pasteurs qui sont encore peu impliqués dans les décisions qui les concernent. Pourtant, des dynamiques de développement apparaissent un peu partout. Elles sont liées à des filières de production comme le coton ou encouragées par l'implantation de systèmes d'épargne et de crédit décentralisés ou renouvelés par de nouvelles approches en matière de gestion des ressources naturelles et des équipements collectifs. Il en résulte une transformation des sociétés rurales qui s'organisent et des campagnes africaines qui se réveillent pour préparer leur avenir. Les aides extérieures devront s'efforcer d'encourager ces mutations en favorisant leur maîtrise par les populations concernées, ce qui implique d'accompagner les initiatives et de susciter un environnement socio-économique propice au développement.(Résumé de l'éditeur) |