Résumé : |
Cet ouvrage est un plaidoyer pour l'État, pour la gouvernance, à savoir "la capacité des sociétés humaines à se doter de systèmes de représentations, d'institutions, de processus, de corps sociaux, pour se gérer elles-mêmes dans un mouvement volontaire". Pour les auteurs, la question n'est pas de savoir s'il faut plus ou moins de secteur public, mais comment sortir ce secteur de la crise qu'il traverse en cette fin de XXe siècle. La "gouvernance" doit être un lien et un moyen de médiation entre les individus, à un niveau local et entre les nations ou des entités représentatives, à un niveau plus mondial. Tout cela pour rendre les individus acteurs de leur avenir et de leur vie, c'est la forme primaire d'éducation à la citoyenneté. Mais pour y parvenir il faudrait réformer les pratiques administratives. Pour expliciter ces conceptions et ces interrogations, les auteurs ont décidé de partir d'exemples personnels locaux (dans le Nord-pas-de-Calais) et tout à fait concrets. Ils défendent également une forme de mondialisation positive et inéluctable qui serait l'idée d'"être engagé dans un mouvement par lequel nous sommes de plus en plus ensemble". |