Résumé : |
Le manifeste de l'eau, initiative du groupe de Lisbonne, bénéficie de l'appui du comité promoteur mondial pour le Contrat de l'eau. L'eau est un bien commun de l'humanité. Elle n'appartient pas aux Etats, marchés, entreprises ou actionnaires. La "bonne gouvernance" de l'eau ne peut se réaliser en dehors de la démocratie. On ne peut la laisser aux financiers et marchands qui ne garantissent le droit de vivre qu'aux consommateurs solvables. L'eau potable étant inaccèssible à 1,4 milliards de personnes, la priorité doit être donnée à l'accès à l'eau pour tous. Une véritable politique d'Etat en matière d'eau sera en mesure de contribuer à la promotion du développement durable, à condition que cette politique soit guidée par une approche solidaire et mutualiste. Cette politique implique un triple devoir : un devoir de solidarité vis à vis des communautés humaines, un devoir de cohérence entre nos propres libertés et droits et les droits des générations futures, ainsi qu'un devoir de protection et de respect envers l'ecosystème Terre. |