Résumé : |
"Dans le cas de l'exil, le retour s'impose comme étant la récupération d'un droit dont l'individu a été bafoué : celui de vivre dans son pays. Toutefois, plus le temps de l'exil s'allonge, plus l'exilé s'adapte, s'intègre et trouve sa place dans la société d'accueil. En conséquence, lorsque le retour devient possible, cet exilé se trouve pris en tenailles entre la mise en œuvre de ce droit et une réalité qui, en raison d'implications familiales, sociales, économiques et professionnelles impose soit un report soit un abandon du projet de retour. La migration d'exil chilien montre que la dimension idéologique est restée au cœur de certains retours et même si ces derniers sont minoritaires, ils méritent qu'on leur reconnaisse une spécificité." (Résumé de l'auteur). |