Résumé : |
Cet ouvrage collectif développe un examen critique des conséquences de la mondialisation néolibérale. Les auteurs ont opté pour une analyse géographique, par grandes zones, et thématique, en pointant du doigt les principaux acteurs de la mondialisation. Au premier rang figurent les institutions de Bretton Woods, le FMI et la Banque mondiale qui continuent d'imposer leurs programmes d'ajustement structurel (PAS) rebaptisés cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté (CSLP). Ces politiques persistent à s'acharner sur les grands équilibres économiques, avec pour effet d'accentuer la pauvreté et les inégalités. Un des impacts encore mal connu de ces mesures est la dégradation discriminatoire des conditions de vie des femmes. Les multinationales poursuivent leur œuvre de captation de la production et du commerce international au détriment des populations locales. Elles sont aidées par la progression du libre échange à sens unique, promu par l'OMC au mépris des pays du Sud. Ceux-ci sont sommés d'ouvrir leurs frontières commerciales, sans réelle contrepartie d'un accès plus aisé aux marchés du Nord. Quatrième groupe d'acteurs, les investisseurs internationaux retirent et déplacent leurs capitaux à la moindre alerte, en laissant des économies exsangues, et refusent, comme les institutions financières internationales (IFI) de participer au mouvement d'annulation de la dette malgré les engagements formels de la part des pays occidentaux. Ce cadre de réflexion démontre l'interdépendance des différents phénomènes et s'appuie aussi sur des exemples de pays. Les cas du Brésil, de l'Inde et du Sénégal illustrent à quel point les gouvernements locaux ont renoncé à affronter ces forces. Si des résistances s'organisent, c'est au sein de mouvements sociaux issus des populations locales. L'ouvrage leur accorde une large place, en particulier au Mouvement des Sans Terre au Brésil, qui regroupe des travailleurs agricoles militant pour un accès et une redistribution équitable des terres détenues par une poignée de grandes exploitations à vocation exportatrice. |