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"Les migrations internationales sont devenues l'un des enjeux majeurs des rapports entre les États. Dans ce cadre, les mouvements de réfugiés et de déplacés liés aux conflits politiques, identitaires ou territoriaux témoignent de la fragilité de constructions nationales encore si souvent contestées. Les principales modalités d'accueil des réfugiés montrent bien les obstacles à l'intégration comme les limites d'une assistance humanitaire dont l'action reste plus curative que préventive. Mais, la paix revenue, le retour et la réintégration des réfugiés dans leur pays d'origine se heurtent encore à des difficultés politiques, juridiques et économiques qui sont autant de freins à la reconstruction nationale et qui, par là même, dessinent les migrations internationales du futur. Tels sont quelques uns des grands thèmes évoqués dans les différentes contributions de cet ouvrage, dont certaines, comme celles sur les camps palestiniens du Liban, sur la revendication territoriale des Sahraouis ou encore sur le difficile retour des réfugiés cambodgiens, sont d'une actualité toujours brûlante." (Résumé de l'éditeur).
https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers09-03/010024989.pdf
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Contenu
- [texte imprimé]Camps de réfugiés et environnement au Kenya
CAMBREZY, Luc,
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BONDY : INSTITUT DE RECHERCHE POUR LE DEVELOPPEMENT (IRD),
2001,
P. 211-232
"Dans les camps de réfugiés de Dadaab au Kenya, un programme de protection environnementale et de réhabilitation du couvert végétal a été mis en place plusieurs années avant tout réel diagnostic sur l'ampleur et l'origine réelle des dégradations constatées. Des études ultérieures ont montré que les auréoles de dégradation autour des camps semblent essentiellement imputables aux besoins ligneux pour la construction et la maintenance des infrastructures et non pas à la collecte de bois de chauffe par les populations. C'est donc le principe du camp en lui-même, en tant que structure pérenne d'accueil et d'endiguement des réfugiés, qui se trouve questionné. Dans le même temps, la prise de conscience et la médiatisation des inquiétudes relatives à la gestion des ressources du milieu donnent aux pays d'accueil un nouvel argument de négociation avec le HCR tout en favorisant la naissance et l'épanouissement d'un véritable "marché de l'environnement." (Résumé de l'éditeur).
- [texte imprimé]Les camps de réfugiés palestiniens à Beyrouth, 1948-1998
MAURIAT, Julien,
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BONDY : INSTITUT DE RECHERCHE POUR LE DEVELOPPEMENT (IRD),
2001,
P. 151-182
"Depuis la fin de la guerre au Liban en 1990, on observe dans les camps de réfugiés palestiniens installés depuis 50 ans autour de Beyrouth, une réorganisation morphologique et démographique majeure. Accompagnant ces changements, des liens se rétablissent, ou s'établissent, entre les réfugiés et les populations environnantes, par-delà des frontières encore très marquées. Ils sont isolés au cœur de territoires qui échappent largement à l'autorité du pays d'accueil, à l'image des camps de Chatila et de Borj el Brajneh en banlieue sud." (Résumé de l'éditeur).
- [texte imprimé]Le droit international des réfugiés et le rapatriement involontaire
BARUTCISKI, Michael,
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BONDY : INSTITUT DE RECHERCHE POUR LE DEVELOPPEMENT (IRD),
2001,
P. 323-336
"Cet article traite du rapatriement dans son contexte politique actuel et analyse le concept de rapatriement involontaire selon les normes juridiques internationales. Le rapatriement involontaire peut être conforme au droit international tant qu'il se déroule dans la sécurité. Il montre néanmoins que le respect du caractère volontaire du rapatriement demeure un principe utile du point de vue politique dans la mesure où le gouvernement d'accueil a tout intérêt à respecter la volonté des personnes concernées à rentrer chez elles." (Résumé de l'éditeur).
- [texte imprimé]Politiques d'intervention auprès des réfugiés guatémaltèques au Mexique : de l'organisation pour le retour à l'intégration nationale
KAUFFER, Edith,
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BONDY : INSTITUT DE RECHERCHE POUR LE DEVELOPPEMENT (IRD),
2001,
P. 233-267
"Cet article retrace l'histoire des réfugiés guatémaltèques qui s'enfuirent au Mexique au début des années 1980. Installés spontanément dans un premier temps parmi les habitants du Chiapas, puis regroupés dans des camps dans cette même région, certains d'entre eux furent ensuite transférés vers des sites agricoles dans les États du Campeche et du Quintana Roo. L'auteur observe les évolutions de la politique publique mexicaine vis-à-vis des réfugiés qui s'est concrétisée à la fois par une action en faveur du retour et une tentative d'intégration dans le pays. Les transformations sociales du groupe hétérogène des réfugiés sont également analysées à travers le processus d'adaptation des uns à leur nouvel environnement et la mobilisation des autres autour du projet politique de retour sur leurs terres". (Résumé de l'éditeur).
- [texte imprimé]Des réfugiés mozambicains sur les terres des Zambiens : le cas du site agricole d'Ukiwimi, 1987-1994
LASSAILLY-JACOB, Véronique,
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BONDY : INSTITUT DE RECHERCHE POUR LE DEVELOPPEMENT (IRD),
2001,
P. 269-299
"Cet article évoque une forme de camp originale, le site agricole qui fut initié par le HCR dans le cadre de sa politique d'installation sur place, l'une des trois solutions durables au problème des réfugiés. Conçu pour soulager le fardeau de l'accueil, le site doit permettre aux réfugiés grâce à la pratique de l'agriculture, d'atteindre l'autosuffisance alimentaire et de s'insérer dans la société d'accueil. L'auteur s'interroge sur la réalité de l'insertion des réfugiés sur des terres déjà appropriées. Elle montre que dans cette situation de regroupement, les relations qui se nouent entre réfugiés et autochtones ne peuvent être comprises sans que soient évaluées les répercussions de l'assistance humanitaire et de la politique d'asile du gouvernement. Ces hypothèses se fondent sur un étude de cas, celle d'un site agricole ouvert par le HCR dans le sud-est de la Zambie où des réfugiés mozambicains ont côtoyé pendant sept ans des agriculteurs locaux." (Résumé de l'éditeur).
- [texte imprimé]Terres spoliées, terres minées : les obstacles au retour des réfugiés cambodgiens et les contraintes de la reconstruction nationale
THIBAULT, Christel,
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BONDY : INSTITUT DE RECHERCHE POUR LE DEVELOPPEMENT (IRD),
2001,
P. 353-375
"Depuis les années 1970, la population cambodgienne a été contrainte à des déplacements de diverses natures. Ainsi, plusieurs centaines de milliers de Cambodgiens, fuyant à posteriori le régime totalitaire khmer rouge, l'occupation vietnamienne et les combats entre factions politiques, trouvèrent un refuge provisoire au sein des camps frontaliers de Thaïlande. La réinstallation au Cambodge de ces réfugiés est remise en cause par le manque de terres car la plupart d'entre elles ont été dévastées par les combats, sont encore minées ou sont tombées aux mains de militaires en cours de démobilisation, qui forcent les civils à travailler pour leur compte ou bien les expulsent de leurs terres." (Résumé de l'éditeur).
Exemplaires (4)
Code-barres | Cote | Support | Localisation | Disponibilité |
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27219 | W | document électronique | DISPONIBLE SUR LE WEB | Disponible |
25021 | CM G/963 | autres textes imprimés | 34 - CDTM (Montpellier) | Disponible |
25020 | MIG | livre, album | 35 - CRIDEV (Rennes) | Disponible |
25018 | CD DEV CAM | autres textes imprimés | 75 - CDTM (Paris 09) | Disponible |