Résumé : |
Les favelas, construites de bric et de broc, abritent un tiers de la population de Rio de Janeiro. Ce fait est à la fois produit et facteur d'exclusion sociale. Entre insalubrité, marginalité et violence, la favela fascine, repousse ou terrorise. La police y fait des opérations musclées à la recherche de voleurs ou de trafiquants de drogue ; les associations et les églises tentent d'aider les pauvres ; les hommes politiques en campagne y voient un réservoir de voix. Depuis le retour de démocratie, dans les années 1980, les habitants des favelas se réunissent dans des organisations de quartier pour défendre leur droit à des conditions de vie meilleures, demander leur intégration sociale et imposer la reconnaissance de leur dignité. |