Résumé : |
L'économie du Botswana étant dominée actuellement par le secteur minier, l'agriculture ne représente plus que 4 pour cent du PIB ; mais une part importante de la population est engagée dans des activités agricoles. Le contrôle du foncier est un facteur important. On constate que les lois et les pratiques qui régissent le foncier privilégient les intérêts de la classe dominante. Les différents statuts fonciers (propriété privée, bail d'Etat, terre tribale) sont l'expression d'une différenciation socio-économique et l'outil de sa perpétuation. La réforme foncière a en fait privé de leurs terres de nombreux citoyens botswanais. C'est de l'élargissement de l'espace démocratique, notamment sous l'impulsion des organisations représentant la société civile, que dépend une répartition plus égalitaire de l'accès à la terre et une participation accrue des groupes défavorisés au développement du pays. |