Résumé : |
Dans un contexte de conflit, les femmes ont souvent assumé un rôle important, dans l'obligation de trouver des revenus pour assurer la subsistance de la famille. Elles sont amenées à prendre des décisions dans les domaines traditionnellement masculins. La nécessité de s'adapter à des situations difficiles en font souvent les forces motrices dans les processus de reconstruction sociale après un conflit. Les intervenantes au colloque, venues de régions diverses du monde, ont parlé des transformations des rapports de genre pendant les situations de conflit armé. Les participant(e)s se sont interrogés pour savoir si les crises sont des "ferments du changement social", des "douleurs invisibles", un reflet des configurations de pouvoir en place ou des espaces "d'empowerment individuel".
Un tour d'horizon a montré la diversité des formes d'engagements des femmes. Si certaines ont pris les armes (Erythrée, Sri Lanka, Mexique, Nicaragua, Colombie, Salvador), d'autres se sont organisées dans la résistance sans violence comme les Femmes en noir israéliennes, palestiniennes et yougoslaves. D'autres encore ont organisé des tribunaux pour poursuivre les acteurs de la perpétration de la violence. Malgré les menaces, elles continuent de militer pour les droits humains et assurent l'éducation de leurs enfants dans des conditions souvent très précaires, comme en témoigne une des interventions au sujet de l'Afghanistan. Ce colloque a été l'occasion d'échanger et de réfléchir sur les rôles respectifs des hommes et des femmes lors de la gestation de conflits et sur les effets des conflits sur les rapports de genre aux niveaux aussi bien symbolique, et structurel, qu'individuel. (Résumé inspiré de l'introduction) |