Résumé : |
Il existe des biens essentiels à ne abandonner à la loi du marché : la paix, l'environnement, la santé, le patrimoine naturel, intellectuel, historique, la science, etc. Ces biens, qui posent la problématique de l'intérêt général, sont appelés biens publics mondiaux. Pour certains, le niveau national n'apparaît plus pertinent pour réglementer leur protection, leur répartition et leur gestion. Il convient de s'interroger sur les institutions et les instances qui auraient en charge de définir les axes fondamentaux de la politique internationale et de décliner une mise en cohérence au regard de ces enjeux essentiels. En outre, une assistance internationale aux pays où ces biens communs sont en danger est indispensable. Le séminaire a tenté de cerner le concept puis les champs d'application. Les participants se sont interrogés sur les possibilités de rendre accessibles les savoirs (fracture numérique, recherche au service du développement, propriété intellectuelle, espoirs et risques des nouvelles technologies). Ont suivi des débats thématiques : droit à la santé, diversité culturelle, droit à l'éducation, droits économiques et sociaux. La problématique des biens publics mondiaux comme nouvel enjeu de la coopération internationale a fait l'objet de plusieurs débats : quelle gouvernance mondiale ? Quelles conséquences pour le financement du développement ? Et quelles conséquences pour le dispositif de coopération française ? |