Résumé : |
Dans cet essai sur la mondialisation (telle qu'elle s'oriente aujourd'hui), Pierre de Senarclens s'interroge sur les effets du courant néo-libéral qui marque de son empreinte la plupart des relations entre pays, secteur privé et société civile au niveau mondial. En effet, la libéralisation des échanges, initiée voilà bientôt trente ans, relève d'un véritable projet politique où firmes trans-nationales et élites dirigeantes trouvent des intérêts convergents. Cet essai du néo-libéralisme ébranle la légitimité de l'Etat social et induit un changement de rapport à la politique en général, une redéfinition des frontières et des régimes de souveraineté. En outre, la mondialisation telle qu'elle se développe actuellement n'est pas "soutenable": à terme, elle porte en elle les germes de sa propre destruction, mais aussi celle de l'environnement. Partant de ce constat, Pierre de Senarclens propose de redéfinir le rôle des organisations internationales, des ONG, de repenser l'intervention humanitaire et l'idéologie du développement, enfin de revoir le système de fonctionnement des institutions Bretton Woods comme des Nations Unies. Cette réflexion devrait être guidée par plusieurs principes : préserver et renforcer la souveraineté démocratique, appliquer le principe de subsidiarité entre niveaux régional et local, enfin respecter la pluralité politique. |