Résumé : |
Les structures et les cadres de pensée de l'action publique sont devenus inadaptés aux évolutions politiques, techniques et économiques actuelles. Et faute de créer des régulations publiques adéquates, la mondialisation est abandonnée au marché. Cependant, on assiste aux prémisses d'une nouvelle gouvernance s'appuyant davantage sur la société civile, redéfinissant le lien entre l'économique et le social, renforçant le pouvoir des territoires locaux, améliorant une approche plus pragmatique des décisions. Même si ces observations ne sont encore que très partielles, on peut définir ce à quoi tend la bonne gouvernance. Il s'agit de "l'ensemble des régulations qui permettent à une société de vivre durablement en paix et de garantir sa pérennité à long terme". Au XXI ème siècle, la gouvernance ne peut se construire qu'au niveau mondial. La "bonne" gouvernance doit reposer sur plusieurs principes : une définition éthique ; une définition entre niveaux de gouvernance, c'est-à-dire la subsidiarité active ; une définition des fondements de la relation entre action publique et marché ; une définition des relations entre acteurs, c'est-à-dire l'importance du partenariat ; la mise en place du territoire comme brique de base de la gouvernance. Il faut également définir la mise en oeuvre de tous ces principes sans altérer les nécessités d'adaptation pour les générations à venir. |