

Plus de 3,3 millions de gens périrent des suites de la guerre en République démocratique du Congo à partir de 1998. Des rapports sur une violation étendue des droits de l'homme furent l'objet de gros titres, cependant le contexte économique de la guerre ne fut que rarement évoqué. Et pourtant les intérêts économiques sont devenus un ressort important pour la poursuite des combats. Des hommes politiques, des entrepreneurs, des militaires et des chefs rebelles congolais, ainsi que les élites des pays voisins impliqués dans la guerre ont profité de l'exportation de matières premières. Il en résulta un véritable réseau de profiteurs de guerre, qui n'avaient qu'un moindre intérêt à la cessation des combats. Ce réseau agissait et agit encore au niveau international, la guerre n'aurait pas pu être poursuivie ainsi sous cette forme. L'or et le diamant arrivent dans nos pays. Nos téléphones portables et nos ordinateurs ne pourraient pas fonctionner sans le coltan, un métal rare, très conductible, qui est extrait au cœur des territoires en guerre. C'est ici que les pays industrialisés ont leur part de responsabilité dans la guerre en RDC. Ce rapport se clôt par l'énumération d'initiatives tant au niveau gouvernemental (Allemagne) mais aussi des ONG et des églises pour que le financement de la guerre par l'extérieur soit stoppé.
https://www.suedwind-institut.de/files/Suedwind/Publikationen/1992-2005/2004-03%20Congo-Portables,%20or%20et%20diamants.pdf
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