Résumé : |
À travers le coton, le produit le plus représentatif de l'agriculture, de l'industrie et du commerce, l'auteur dévoile une mondialisation protéiforme. Il réussit à traiter simplement, avec humour parfois, un sujet complexe. Il montre que le coton relève à la fois de l'agriculture, de l'agronomie, de la génétique, de l'industrie, du commerce et de la finance. Pour chaque pays, il brosse les conditions de production, transformation et commercialisation, ainsi que les atouts (différentes qualités du coton). Il relève les points communs entre le petit paysan africain, le fermier texan, le pionnier du Mato Grosso, tout en montrant que la lutte est inégale : enfants au travail en Égypte, subventions nord-américaines, immenses surfaces brésiliennes, main d'œuvre chinoise, fragilité de l'Afrique (sans OGM), étatisme de l'Ouzbékistan. Selon Orsenna subsistent trois idées fausses : le juste prix (l'équité se limiterait à mieux connaître la réalité de la filière, cependant relayée par les ONG, elle pèse sur les négociations) ; un travail décent (dans presque tous les cas, les heures de travail pour récolter le coton dépassent les normes internationales) ; l'équilibre de l'offre et de la demande. |