Résumé : |
Suite à la pétition "Liberté pour l'histoire" portée par 19 historiens de décembre 2005 au sujet de 5 textes : Loi Gayssot (1990), Loi sur le génocide arménien (2001), Loi Taubira (20001) et la loi en faveur des Français rapatriés (2005), l'auteure tente d'éclairer la réflexion sur l'articulation entre l'Histoire, la Mémoire et la Loi. Selon Christiane Taubira, députée de Guyane et membre de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, Mémoire et Histoire traitent d'une matière commune, le passé, lequel nous travaille, consciemment ou non. Lorsque la société s'en empare, le législateur doit proférer une parole particulière et légitime dans la polyphonie produite par les historiens et les citoyens regroupés ou non en association. L'analyse porte sur quatre aspects : l'argumentation, la méthode, les dangers et les malentendus. Un propos pertinent qui défend l'honneur des vivants et la mémoire des morts de l'histoire coloniale dont la société française est héritière. |