Résumé : |
La crise du bois de feu existe. Et pour les populations les plus démunies des pays en développement, elle est loin d'être résolue. Ce type de pénurie énergétique d'un autre âge, cette quête quotidienne, parfois désepérée, du feu, est difficilement compréhensible en Occident. Pourtant, dans le tiers-Monde, une famille sur deux est aux prises avec cette contrainte pour satisfaire ses besoins les plus simples : manger et se chauffer. pour tenter de pallier à ces problèmes, des milliards de francs ont été investis par les grandes organisations d'aide internationales et de nombreux gouvernements : programmes intensifs de réforestation, par exemple, et réalisation de nouveaux types de foyers améliorés. Malgré cela, il faut reconnaître le peu de réussites et le grand nombre d'échecs à la suite des efforts entrepris. Les auteurs se livrent à un examen minutieux des expériences vécues au cours des dix dernières années, et parviennent à des conclusions importantes, parfois surprenantes. Les programmes de foresterie collective procurent rarement du bois de feu à ceux qui en ont vraiment besoin; même quand le bois de feu se fait rare, les paysans préfèrent planter des arbres pour l'ombre qu'ils procurent, pour leur fruit ou le fourrage que l'on peut en tirer; si les foyers améliorés facilitent la cuisson des aliments, ils ne contribuent pas à sauver les forêts. En réalité, la crise du bois de feu frappe surtout les pauvres. Sans une politique de développement, leur situation est sans issue. (Résumé de l'éditeur). |