Résumé : |
Lorsque survient une catastrophe naturelle ou industrielle, les autorités sont contraintes d'exercer pleinement le pouvoir qui leur est reconnu pour garantir la protection de la population. Cet exercice est difficile, surtout dans les démocraties modernes. Comment donner la preuve du "pouvoir du pouvoir" quand apparaissent des menaces en l'absence de tout véritable ennemi et quand l'incertitude qui s'accroît alors résulte avant tout de la complexité propre aux collectivités affectées ? L'examen de différentes crises montre que les responsables, élus ou désignés, "gèrent" moins ces situations extrêmes qu'ils ne cherchent à les "régler" au plus vite en recourant à des armes politiques classiques. Faut-il voir là une limite à la modernisation de l'exercice du pouvoir dans les sociétés complexes ou, au contraire, l'étonnante permanence de formes de pouvoir trop rapidement reléguées dans les tiroirs du politique ? (Résumé de l'éditeur). |