Résumé : |
Après les années de plomb du règne de Hassan II, l'avènement de son fils Mohammed VI a suscité beaucoup d'espoir. On le disait favorable à la démocratisation et à une politique de justice sociale. Cependant après quelques mesures spectaculaires comme le nouveau code de la femme, il semble que le nouveau roi se soit glissé dans les habits de son père. Il gouverne de plus en plus de manière autoritaire. Les principaux ministres choisis parmi ses anciens amis du collège royal, sont nommés par lui sans plus de qualification. Les auteurs insistent sur le goût effréné du luxe du nouveau monarque. Peu intéressé par la vie politique de son royaume, sauf par le danger islamiste, il est surtout préoccupé par les moyens de mettre son pays en coupe réglée. Tous les moyens sont bons pour augmenter la fortune royale : accaparement des terres, prise de contrôle des grands offices nationaux, comme l'Office national chérifien des phosphates, matière première dont le Maroc est le premier exportateur mondial. Rien ne se fait dans ce pays sans que le roi et ses amis prélèvent leur dîme. Outre le budget destiné à la famille royale, la plupart des frais engagés par le palais sont prélevés sur les finances publiques, donc sur le dos des contribuables. C'est ainsi que le roi Mohammed VI figure parmi les dix plus grosses fortunes mondiales alors que, l'agence des Nations Unies pour le développement a classé le Maroc au 126° rang (sur 177 États) du point de vue du "développement humain", et que le taux de pauvreté du pays atteint 18,1%. |