Résumé : |
L'Afrique se doit d'inventer sa propre modernité, son propre rapport à une démocratie politique qui reconnaît, autant qu'elle les circonscrit publiquement et collectivement, les relations de sexe, d'âge, d'ethnie, de nationalité, telles qu'on commence à les définir. On ne fera pas l'économie de ce savoir, il n'y a pas de raccourcis vers la démocratie. La rationalisation et la formalisation de ces savoirs, tout en restant peut-être tributaires - pour le moment - du paradigme de la modernité occidentale, se doivent de rendre compte de la vérité de ces sociétés. A l'évidence, les africanistes d'ici et de là-bas n'en sont encore qu'à des approximations. Il faut le dire et trouver les moyens d'en sortir. Quant aux intellectuels du Nord, il leur faudra choisir entre l'ésotérisme érudit, dogmatique, et l'utilité sociale de connaissances historiques et anthropologiques nécessaires à toute théorie et pratique du politique. |