Résumé : |
La Birmanie, malgré son passé glorieux de dynasties a subi la colonisation anglaise en étant vassalisé à l'Empire des Indes, ce qui a entraîné une xénophobie particulièrement marquée. Les mouvements de libération on été très influencés par le Japon militariste et nationaliste qui a occupé la Birmanie de 1942 à 1945. Aung San, le père de l'indépendance, a durablement lancé son pays dans cette direction. Les débuts difficiles de cette indépendance, aux prises aux rébellions ethniques, ont renforcé le poids de l'armée et de l'ethnie dominante Bamar, intimement liée au Bouddhisme. Le coup d'Etat du Général Ne Win en 1962 et "la voie birmane vers le socialisme" ont enfoncé le pays dans la dictature et l’appauvrissement. La révolte étudiante de 1988 et l'arrivée sur la scène de Aung San Suu Kyi n'ont pas empêché une junte militaire de continuer à accaparer le pouvoir et les ressources de ce pays bien doté. Les sanctions des pays occidentaux ont eu peu d'effet. Les puissants pays voisins : Chine, Thaïlande et Inde avancent leurs pions malgré la xénophobie persistante. La question ethnique (30% de la population et de multiples guérillas toujours très actives) reste irrésolue et obère l'avenir de la démocratisation. |