Résumé : |
En une génération, le Tiers-Monde a considérablement évolué. On vit plus longtemps dans certains pays en développement qu'en Europe. L'Inde a non seulement vaincu la famine, mais elle exporte du blé. Ces quelques exemples illustrent l'importance des progrès économiques, sanitaires et sociaux réalisés par un Tiers-Monde de plus en plus éclaté. Mais ils ne doivent pas masquer l'autre facette : l'ampleur des problèmes qui subsistent ou surgissent, dans la difficile marche vers le développement, la crise que traverse l'Afrique, la pauvreté, la violence des conflits, les répercussions de l'endettement.
Reste qu'il faut cesser de considérer le Tiers-Monde comme un ensemble de victimes accablées par la fatalité. D'abord, parce que le développement est une réalité tangible, bien que fragile. Ensuite, parce que l'expérience montre que les exclusions dans la marche vers le progrès ne sont jamais irréversibles : aucun pays n'est condamné au sous-développement. Mais l'efficacité des politiques, comme de l'aide, est conditionnée par une analyse exacte des problèmes et de leurs racines. |