Résumé : |
Historiquement les intellectuels n'ont jamais refusé d'entrer au service de l'Etat mexicain et la Révolution, une fois passé le choc initial, les a confirmés dans cette conduite. L'élite culturelle ayant été compromise avec l'ancien régime, puis, plus gravement, avec le gouvernement du Général Huerta, la place était libre pour une nouvelle génération. La croissance de la population, de l'économie, de l'Etat a, depuis 1920, multiplié les occasions d'entrer dans le service public. Entre 1920 et 1980, en dépit de toutes les ruptures, la collaboration avec l'Etat caractérise la majorité des intellectuels. Ce n'est que récemment, et surtout après Tlateloclo (1968), que les intellectuels se sont divisés sur la question de travailler au service de l'Etat. |