
Après 23 ans de gouvernement, L'ANC ne fait plus rêver. 51% de la population vit sous le seuil de pauvreté, en contraste avec le train de vie des nouveaux riches, souvent issus de l'élite politique qui a mené la lutte de libération depuis la création de l'ANC. La loi Equity Employment Act de 1998 qui impose au patronat des quotas de salariés noirs est beaucoup plus appliquée dans le secteur public que dans le privé. Mais la cooptation de partenaires noirs dans les entreprises privées pour "déracialiser" le capital a vu l'émergence de capitalistes noirs à la richesse impressionnante issus des rangs del'ANC. La gestion des entreprises publiques est désastreuse et émaillée de scandales. Aussi ne faut-il pas s'étonner de la débâcle électorale de l'ANC aux élections locales de 2016. La corruption est devenue l'ennemi public numéro 1 du pays et les scandales éclaboussent le président Zuma. La triple alliance politique ANC, COSATU, SACP est en morceaux. La naissance récente de SAFTU (South African Federation of Trade Unions) est une organisation syndicale rivale qui compte déjà plus de 700000 adhérents. COSATU et SACP prennent leurs distances avec le pouvoir. La direction de l'ANC devrait être amenée à mettre un terme au mandat du Président avant l'échéance de la conférence nationale de L'ANC en décembre 2017.
[article]
[article]
|
Exemplaires (1)
Code-barres | Cote | Support | Localisation | Disponibilité |
---|---|---|---|---|
50835 | CM Aujourd'hui l'Afrique n° 144 | autres textes imprimés | 34 - CDTM (Montpellier) | Exclu du prêt |