Résumé : |
Depuis l'an 2000, les réfugié·es, qu'il·elles soient climatiques, économiques, politiques ou thérapeutiques, sont une composante incontournable des migrations internationales. Or les États présupposent que les demandeur·ses d'asile, contrairement aux autres migrant·es, "mentent" pour obtenir le statut de réfugié·es. Les pays d'accueil exigent donc des preuves, qui ne peuvent être enregistrées que par des témoignages. Mais comment témoigner quand on ne parle pas la même langue ? Qu'implique le fait de se remémorer dans l'urgence une série d'événements traumatiques ? Comment raconter son "récit de vie" sous la pression d'une administration peu à l'écoute ? Cet essai met en lumière l'extrême fragilité psychique des réfugié·es, leurs pathologies spécifiques, la nécessité d'un refuge territorial et psychique et donc l'émergence d'une nouvelle "clinique de l'asile" au niveau international. |