Résumé : |
"Quel point commun entre les Hébreux, Martin Eden, Romain Gary, la muse de Baudelaire Jeanne Duval, Modigliani, Hercule Poirot ou les rôles interprétés par Ava Gardner ? Tous sont des métèques, mot qui, en Grèce antique, désigne celui qui a changé de cité, avant de devenir une insulte sous la plume de Charles Maurras, puis d’être réhabilité par la chanson de Georges Moustaki en 1969. Le métèque prend alors le sens d’autre, d'étranger par essence. Dans son essai, Abnousse Shalmani revalorise le mot et, au-delà, la figure du migrant par excellence, qui sait qu’il devra repartir, perpétuellement libre mais en exil, qu’on ne peut enfermer dans un lieu ni dans une identité". A travers la figure du métèque, l'auteure tisse un portrait vibrant de l'exil, de la migration, de la recherche d'identité et de la singularité de "l'autre". |