
L'article, à partir d'une revue de la littérature sur l'immigration portugaise en France et d'une étude en cours depuis 2015, analyse ce qui relève d'activités transnationales à proprement parler et de pratiques liées à une ethnicité vécue en migration. Trois grandes périodes sont distinguées, depuis le flux d'immigration des années 50, surtout originaire des zones rurales du nord Portugal, jusqu'à l'après crise de 2008, en passant par l'étape de développement du Portugal dans les années qui ont suivi la révolution des œillets en 1974. Les pratiques de la première génération : épargne, construction de maison au village, retour périodique, relèvent surtout d'un attachement au village d'origine. Les générations suivantes, de pratiques beaucoup plus diversifiées, ont développé des activités qui affirment leur ethnicité en France. Les rêves de retour et de solidarité villageoise se sont fragilisés avec la crise.
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