
Au Sénégal, la jeunesse, soutenue par la diaspora, s'est massivement soulevée cinq jours durant, du 4 au 8 mars 2021. Deux arrestations ont précédé la révolte : celle du député Ousmane Sonko du Parti des Patriotes du Sénégal, accusé de viols, dernier opposant au président Macky Sall présidentiable, et celle de Guy Marius Sagna, défenseur de la campagne "France dégage" du Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine. L'insurrection a visé les institutions, les administrations, les médias, les personnalités politiques et quelques-unes des 250 enseignes françaises présentes au Sénégal, telles que Total, Orange ou Auchan dont les profits quittent le pays. Ce mouvement peut être interprété comme un ras-le-bol de l'instrumentalisation de la justice et de la politique économique néolibérale et néocoloniale menée par l'intelligentsia sénégalaise, les institutions financières internationales ou encore le gouvernement français qui perpétue une Françafrique coulée dans le moule de l'Union européenne.
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Exemplaires (1)
Code-barres | Cote | Support | Localisation | Disponibilité |
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22662 | CM Monde diplo N°805 | autres textes imprimés | 34 - CDTM (Montpellier) | Exclu du prêt |