
Aujourd'hui, la collapsologie est partout. La pandémie virale en cours dope son discours et ajoute à l'ambiance catastrophiste. En réalité, des préoccupations pas vraiment nouvelles, mais qui combinées, présentent un tableau effrayant et cristallisent des interrogations anciennes. Le détonateur a peut-être été le célèbre "Rapport au club de Rome" paru en 1972 sous le titre percutant de "Halte à la croissance ?". L'hypothèse centrale était l'épuisement des ressources si la croissance économique se poursuivait. Or, le véritable problème auquel l'humanité est confrontée, n'est pas l'épuisement des ressources mais celui de leur utilisation à l'origine des pollutions de la planète. De la décroissance à l'effondrement il n'y a qu'un pas franchi par les tenants de ces théories, avec une différence notable : les "décroissants" proposent des solutions collectives, alors que les prophètes de l'effondrement, déjà gagnés par la résignation, n'envisagent que des sauvegardes individuelles ou en petites communautés. Cette pensée n'a rien de scientifique, elle représente une impasse réactionnaire.
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Exemplaires (1)
Code-barres | Cote | Support | Localisation | Disponibilité |
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22701 | CM Recherches internationales n°119 | autres textes imprimés | 34 - CDTM (Montpellier) | Disponible |