
Partout en Haïti, les gangs gagnent du terrain, notamment dans le département de l’Ouest, où la grande criminalité ainsi que la violence sous toutes ses formes sont à leur paroxysme et font quotidiennement des victimes, en particulier des femmes et des enfants ainsi que des hommes politiques dérangeants. La société est en déliquescence et l’extrême pauvreté ne cesse de progresser dans un pays en proie à une crise totale et multiforme (économique, sociale, politique, humanitaire et morale). L’État haïtien est qualifié d'"État en faillite" ou d'"État en défaillance", ce qui caractérise une absence de services publics, une perte de contrôle du territoire et une corruption généralisée. Selon l'auteur, trois facteurs expliquent l’attitude de retrait de l’État haïtien : dans les années 1980, l'application des plans néolibéraux qui ont contribué au démantèlement des principaux services publics stratégiques, au détriment de l’intérêt général ; à partir des années 1990, la montée en puissance d’un "gouvernement humanitaire parallèle" à la suite des catastrophes naturelles, qui a contribué au recul de l'État haïtien ; depuis l'an 2000, les liaisons de l’État avec les gangs notamment l’alliance (documentée) entre la Police nationale et la fédération de gangs "G9 en famille et alliés". https://theconversation.com/ha-ti-etat-en-faillite-ou-etat-en-retrait-194364
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Exemplaires (2)
Code-barres | Cote | Support | Localisation | Disponibilité |
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53614 | W | document électronique | DISPONIBLE SUR LE WEB | Disponible |
53806 | CD75 DE | document électronique | 75 - CDTM (Paris 09) | Disponible |