

La période de grande sécheresse des années 1970-80 a bouleversé le fragile écosystème sahélien : avec l’amincissement de la couverture végétale, les sols instables et ferrugineux du Yatenga, au nord du Burkina Faso, ont été décapés par l’érosion et sont devenus si pauvres et encroûtés que les pluies torrentielles ne font que ruisseler. Certain·es paysan·nes, comme Yacouba Sawadogo, tentent de s’adapter et d’innover. Dans un champ stérile du village de Gourga, Yacouba et sa famille creusent la terre de latérite et quadrillent la parcelle de trous réguliers, appelés poquets. Iels y glissent une poignée de compost, quelques graines de sorgho, une pellicule de terre légère en attendant la prochaine pluie. Cette technique relève d’une expertise séculaire complexe, appelée zaï. Yacouba Sawadogo est ainsi parvenu à revitaliser 27 hectares de terres dégradées. Celui qu’on surnomme "l’homme qui a arrêté le désert" et a été primé "champion de la Terre" par les Nations unies est devenu le symbole d’une Afrique qui innove face à la désertification. https://theconversation.com/cultiver-sans-eau-ou-presque-la-technique-du-za-au-sahel-210855
[article]
[article]
| ![]() |
Exemplaires (2)
Code-barres | Cote | Support | Localisation | Disponibilité |
---|---|---|---|---|
34789 | W | document électronique | DISPONIBLE SUR LE WEB | Disponible |
37635 | CD75 DE | document électronique | 75 - CDTM (Paris 09) | Disponible |