Résumé : |
L’ouvrage, qui se situe à la frontière de l’essai et de l’autobiographie, s’ouvre sur un rapprochement entre les « migrants » arméniens miraculeusement rescapés, lors du génocide de 1915, des marches forcées dans les déserts d’Anatolie et les migrants de notre époque, eux-mêmes rescapés d’épreuves de violences extrêmes, voués, pour la plupart, à une existence de dénuement. La question sous-jacente est celle du destin psychique des descendants de ces survivants. Comment élaborer le trauma d’ascendants qui sont souvent restés muets, ont vécu l’éradication de leur culture et de ses lieux qui ne sont plus que ruines et leur sont interdits ? |