

Les crédits carbone seraient-ils des "indulgences des temps modernes" ? Acquis par des industries grosses émettrices de gaz à effet de serre, ils permettraient de s’acheter une bonne conscience écologique. L'article revient sur l'histoire du système des quotas et des taxes sur les produits polluants, permettant à l'origine une logique de rationnement. Après le protocole de Kyoto, les taxations nationales ont servi d’argument aux partisans d’un système de "cap and trade" (plafonnement et échange) à l’échelle planétaire. Le système est donc passé d’un exemple local à un dispositif mondial et d’une pollution émise par un seul secteur industriel à un gaz émis par tous les acteurs de l’économie planétaire. Or, pour que le système des quotas soit efficace, le prix du quota doit être élevé, afin d’inciter les entreprises à transformer leur modèle économique. L’offre de crédits carbone s’accroît plus que la demande ne peut absorber, ce qui contribue à retarder la hausse du "prix du carbone" et à conforter les entreprises dans l'achat à prix modéré de crédits carbone plutôt qu’à agir pour la baisse de leur empreinte carbone. https://theconversation.com/histoire-des-credits-carbone-vie-et-mort-dune-fausse-bonne-idee-212903
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Code-barres | Cote | Support | Localisation | Disponibilité |
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38236 | W | document électronique | DISPONIBLE SUR LE WEB | Disponible |
40791 | CD75 DE | document électronique | 75 - CDTM (Paris 09) | Disponible |