
De l’inscription des droits sociaux dans une pure logique humanitaire au rapport décomplexé au secteur privé lucratif en passant par l’utilisation de concepts neutres en apparence, mais idéologiquement chargés et, pour certains, préalablement vidés de leur potentiel subversif (résilience, empowerment, capital humain…), la perméabilité de l’humanitaire aux influences et aux intérêts du néolibéralisme ne fait plus aucun doute en 2023. Bien sûr, et malgré des accointances marquées avec une certaine droite dans les années 80, on ne peut pas reprocher à l’humanitaire – pris dans sa globalité – son lien de parenté avec le néolibéralisme. En revanche, on peut reprocher aux ONG humanitaires de ne pas prendre conscience de cette filiation, de ne pas chercher à s’en émanciper, et puisque le capitalisme néolibéral s’apparente à un totalitarisme, de renier leur histoire. Les ONG humanitaires devraient donc repenser leurs interventions sous le prisme de l’anti-néolibéralisme. Le peuvent-elles seulement ? Leur doctrine leur en donne-t-elle la possibilité ? L’imprégnation de l’humanitaire par la rationalité néolibérale est en effet telle que l’invention de nouveaux schémas de pensée humanitaire ne sera pas une tâche facile. Les ONG humanitaires qui le voudront devront très vraisemblablement se faire violence. https://www.urd.org/fr/revue_humanitaires/lhumanitaire-pourrait-il-prendre-le-chemin-de-la-radicalite/
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Exemplaires (2)
Code-barres | Cote | Support | Localisation | Disponibilité |
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10703 | W | document électronique | DISPONIBLE SUR LE WEB | Disponible |
10700 | HUM URD HEM25-oct23 | affiche, photo | 26 - GROUPE URD (Plaisians) | Disponible |