

En 2023, le ralentissement de la croissance économique de l’Afrique est imputable à plusieurs facteurs : l'essoufflement de l’activité économique mondiale, avec un ralentissement de la demande des pays à croissance élevée comme la Chine ; la réduction des marges de manœuvre budgétaires des États, qui pèse sur les dépenses publiques ; la menace de fragmentation géopolitique du continent accrue par le conflit en Ukraine. Par ailleurs, malgré un recul observé en 2023 dans la moitié des pays africains, l’inflation reste très élevée, dépassant le seuil des 20 %. Le taux d’endettement public de nombreux pays africains est toujours préoccupant, à plus de 60 %. L’accroissement régulier de l’endettement dans la région est structurel, en lien notamment avec une mobilisation insuffisante des ressources intérieures dans la plupart des pays, qui ne permet pas de couvrir des dépenses publiques. Si quelques pays africains étaient devenus attractifs pour les investisseurs étrangers et avaient pu émettre des eurobonds au cours de la période 2008-2019, ceux-ci n’ont plus accès aux marchés internationaux depuis le printemps 2022 et la tendance générale à la baisse du financement des bailleurs pèse sur les investissements de développement. https://theconversation.com/leconomie-africaine-entre-endettement-excessif-et-investissements-insuffisants-221354
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