
En Jordanie, les programmes gouvernementaux d'intégration par le travail agricole ont toujours été une opportunité d'insertion économique pour les personnes réfugiées. Or ils prennent de plus en plus en compte la nationalité d'origine pour permettre l'accès au travail des "réfugié·es protégé·es", que sont les réfugié·es syrien·nes. Depuis 2015, les bailleurs de fonds internationaux assurent leur soutien financier à la monarchie jordanienne pour l'aide au développement, en échange d'un maintien des populations réfugiées sur son territoire (environ trois millions de personnes), pour éviter l'explosion des flux migratoires, notamment syriens, vers l'occident. Ces négociations ont abouti en 2016 à la mise en œuvre d'un accord de coopération appelé "Jordan Compact" définissant les conditions d'accueil des réfugié·es syrien·nes par leurs hôtes jordanien·nes. Mais, en créant des emplois spécifiques pour intégrer ces réfugié·es protégé·es, l'accord a engendré un traitement discriminatoire entre les réfugié·es qui bénéficient ou non des programmes d'insertion en fonction de leur nationalité d'origine. https://merip.org/2024/03/jordans-syrian-refugee-response-and-discriminatory-development-aid/
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Code-barres | Cote | Support | Localisation | Disponibilité |
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48229 | W | document électronique | DISPONIBLE SUR LE WEB | Disponible |