
En avril 1995, un an après le génocide tutsi, le gouvernement rwandais veut fermer les camps de personnes déplacées à l’intérieur du pays. Dans le sud-ouest du pays, ces camps regroupent des centaines de milliers de Hutus, ce qui représente une menace pour la sécurité du pays, selon le gouvernement. L'Armée patriotique rwandaise ferme donc le camp de Kibeho, qui abrite alors 100 000 personnes, mais elle se livre auparavant au massacre de plusieurs milliers de personnes déplacées, supposées génocidaires. Les tueries de Hutus se déroulent, sans opposition ni médias, devant des centaines de témoins rwandais et étrangers. Pour se dédouaner, les nouvelles autorités rwandaises parlent de 300 morts présentés comme les membres d’un "noyau dur de génocidaires", ce que la commission d’enquête internationale n'a jamais pu contre-prouver. https://journals.openedition.org/socio/15878
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Exemplaires (2)
Code-barres | Cote | Support | Localisation | Disponibilité |
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32522 | W | document électronique | DISPONIBLE SUR LE WEB | Disponible |
34089 | CD75 DE | document électronique | 75 - CDTM (Paris 09) | Disponible |