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[article]Restreindre le droit du sol à Mayotte : une proposition inefficace - In : THE CONVERSATION, 7 février 2025 (07/02/2025), 07/02/2025,
Depuis 2018, la dérogation du droit du sol permettait à un·e enfant né·e à Mayotte de parents étrangers de devenir français à sa majorité, si au moins l’un de ses parents résidait légalement en France au moment de sa naissance, depuis au moins trois mois. La proposition de loi du 6 février 2025, visant à restreindre davantage le droit du sol à Mayotte, exigerait désormais que les deux parents d’un·e enfant né·e à Mayotte résident régulièrement en France depuis trois ans pour que l’enfant obtienne la nationalité française. Pourtant, si elle devait être adoptée, il est peu probable que cette réforme change la donne en matière d’immigration irrégulière, à majorité comorienne, dont les facteurs économiques, familiaux et sanitaires ne sont pas liés au droit du sol. https://theconversation.com/restreindre-le-droit-du-sol-a-mayotte-une-proposition-inefficace-248647
[article]
Titre : Restreindre le droit du sol à Mayotte : une proposition inefficace Type de document : document électronique Auteurs : Jules GAZEAUD Année de publication : 2025 Note générale : Données chiffrées, liens sitographiques. Langues : Français (fre) Catégories : Thésaurus Thématique
POLITIQUE ; Droit ; Enfant ; Législation ; Migration ; Nationalité ; Politique migratoire
Thésaurus Géographique
France ; Mayotte ; ComoresRésumé : Depuis 2018, la dérogation du droit du sol permettait à un·e enfant né·e à Mayotte de parents étrangers de devenir français à sa majorité, si au moins l’un de ses parents résidait légalement en France au moment de sa naissance, depuis au moins trois mois. La proposition de loi du 6 février 2025, visant à restreindre davantage le droit du sol à Mayotte, exigerait désormais que les deux parents d’un·e enfant né·e à Mayotte résident régulièrement en France depuis trois ans pour que l’enfant obtienne la nationalité française. Pourtant, si elle devait être adoptée, il est peu probable que cette réforme change la donne en matière d’immigration irrégulière, à majorité comorienne, dont les facteurs économiques, familiaux et sanitaires ne sont pas liés au droit du sol. En ligne : https://theconversation.com/restreindre-le-droit-du-sol-a-mayotte-une-propositio [...] Format de la ressource électronique : web Permalink : https://www.ritimo.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=86552
in THE CONVERSATION > 07/02/2025 (7 février 2025)[article]Exemplaires (1)
Code-barres Cote Support Localisation Disponibilité 40888 W document électronique DISPONIBLE SUR LE WEB Disponible ![]()
[article]Birmanie : une junte militaire fragilisée à la tête d’un pays en ruines FARRELLY, Nicholas - In : THE CONVERSATION, 3 février 2025 (03/02/2025), 03/02/2025,
En février 2021, l’armée birmane a mené un coup d’État contre le gouvernement démocratiquement élu d’Aung San Suu Kyi. Depuis, la Birmanie est en proie à la guerre civile. La junte militaire au pouvoir poursuit sa lutte contre les milices rebelles, parmi lesquelles des groupes ethniques armés et les Forces de défense du peuple (PDF) issues de la population civile, qui contrôlent désormais la moitié du territoire. La guerre a déclenché une crise économique détruisant les systèmes de santé et d’éducation à travers tout le pays. L’économie birmane est exsangue et les trois quarts de la population vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté, ce qui pousse les jeunes gens à fuir à l'étranger ou à rejoindre les groupes de résistance armée. https://theconversation.com/birmanie-une-junte-militaire-fragilisee-a-la-tete-dun-pays-en-ruines-248685
[article]
Titre : Birmanie : une junte militaire fragilisée à la tête d’un pays en ruines Type de document : document électronique Auteurs : Adam SIMPSON ; Nicholas FARRELLY Année de publication : 2025 Note générale : Photographies, liens sitographiques. Langues : Français (fre) Catégories : Thésaurus Thématique
POLITIQUE ; Armée ; Coup d’État ; Crise politique ; Crise économique ; Guerre civile ; Milice ; Pauvreté ; Pouvoir
Thésaurus Géographique
BirmanieRésumé : En février 2021, l’armée birmane a mené un coup d’État contre le gouvernement démocratiquement élu d’Aung San Suu Kyi. Depuis, la Birmanie est en proie à la guerre civile. La junte militaire au pouvoir poursuit sa lutte contre les milices rebelles, parmi lesquelles des groupes ethniques armés et les Forces de défense du peuple (PDF) issues de la population civile, qui contrôlent désormais la moitié du territoire. La guerre a déclenché une crise économique détruisant les systèmes de santé et d’éducation à travers tout le pays. L’économie birmane est exsangue et les trois quarts de la population vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté, ce qui pousse les jeunes gens à fuir à l'étranger ou à rejoindre les groupes de résistance armée. En ligne : https://theconversation.com/birmanie-une-junte-militaire-fragilisee-a-la-tete-du [...] Format de la ressource électronique : web Permalink : https://www.ritimo.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=86554
in THE CONVERSATION > 03/02/2025 (3 février 2025)[article]Exemplaires (1)
Code-barres Cote Support Localisation Disponibilité 40890 W document électronique DISPONIBLE SUR LE WEB Disponible ![]()
[article]Le Bangladesh brisera-t-il enfin le cycle de la violence politique en 2025 ? - In : THE CONVERSATION, 20 janvier 2025 (20/01/2025), 20/01/2025,
Sheikh Hasina, Première ministre du Bangladesh de 2009 à août 2024, a été chassée du pouvoir à l’issue d’un mouvement contestataire massif et de révoltes étudiantes inédites. Depuis, un nouveau gouvernement dirigé par Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix 2006, tente de rétablir un système démocratique. Après un retour sur l'histoire politique du pays, dominée par la violence et la lutte de pouvoir entre le Bangladesh National Party (BNP) et la Ligue Awami (AL) qui a abouti à l'émergence de partis islamistes en rupture avec les idéaux démocratiques post indépendance, l'article s'interroge sur la capacité du nouveau Premier ministre à tourner définitivement la page de la violence et à réinstaurer un système démocratique. On peut en douter puisqu'en ce début d’année 2025 les élections promises par le gouvernement intérimaire de Muhammad Yunus ont été repoussées sine die. https://theconversation.com/le-bangladesh-brisera-t-il-enfin-le-cycle-de-la-violence-politique-en-2025-246667
[article]
Titre : Le Bangladesh brisera-t-il enfin le cycle de la violence politique en 2025 ? Type de document : document électronique Auteurs : Monique SELIM Année de publication : 2025 Note générale : Illustrations, liens sitographiques. Langues : Français (fre) Catégories : Thésaurus Thématique
POLITIQUE ; Démocratie ; Élection ; Extrémisme ; Islam ; Mouvement populaire ; Parti politique ; Pouvoir ; Violence
Thésaurus Géographique
BangladeshRésumé : Sheikh Hasina, Première ministre du Bangladesh de 2009 à août 2024, a été chassée du pouvoir à l’issue d’un mouvement contestataire massif et de révoltes étudiantes inédites. Depuis, un nouveau gouvernement dirigé par Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix 2006, tente de rétablir un système démocratique. Après un retour sur l'histoire politique du pays, dominée par la violence et la lutte de pouvoir entre le Bangladesh National Party (BNP) et la Ligue Awami (AL) qui a abouti à l'émergence de partis islamistes en rupture avec les idéaux démocratiques post indépendance, l'article s'interroge sur la capacité du nouveau Premier ministre à tourner définitivement la page de la violence et à réinstaurer un système démocratique. On peut en douter puisqu'en ce début d’année 2025 les élections promises par le gouvernement intérimaire de Muhammad Yunus ont été repoussées sine die. En ligne : https://theconversation.com/le-bangladesh-brisera-t-il-enfin-le-cycle-de-la-viol [...] Format de la ressource électronique : web Permalink : https://www.ritimo.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=86498
in THE CONVERSATION > 20/01/2025 (20 janvier 2025)[article]Exemplaires (1)
Code-barres Cote Support Localisation Disponibilité 39952 W document électronique DISPONIBLE SUR LE WEB Disponible [article]Sudan's warring generals are armed to the brink - In : NEW INTERNATIONALIST, January-February 2025 (01/01/2025), N°553,
La guerre civile entre les Forces armées soudanaises (SAF) et les Forces paramilitaires de soutien rapide (RSF) ont engendré la crise humanitaire et des déplacements de population les pires au monde. Le conflit, qui s'étend désormais à tout le pays, a déjà fait 150 000 morts parmi les civil·es. Près de 25 millions de personnes dépendent entièrement de l'aide humanitaire, dont 18,5 millions de personnes déplacées. Malgré la souffrance, le risque de perdre la vie et les efforts des Nations unies pour imposer des restrictions, les armes continuent de circuler librement et d'inonder le pays. Eiad Husham témoigne de la façon dont la circulation libre des armes entraîne une escalade de la violence entre les SAF et les RSF et des exactions militaires parmi les civil·es. https://newint.org/arms/2025/sudans-warring-generals-are-armed-brink
[article]
Titre : Sudan's warring generals are armed to the brink Titre original : Les généraux soudanais en guerre sont armés jusqu'aux dents Type de document : document électronique Auteurs : Eiad HUSHAM Année de publication : 2025 Note générale : Illustrations, liens sitographiques. Langues : Anglais (eng) Catégories : Thésaurus Thématique
POLITIQUE ; Commerce des armements ; Déplacement de population ; Économie criminelle ; Exaction militaire ; Guerre civile ; Milice ; Mortalité ; Violence
Thésaurus Géographique
SoudanRésumé : La guerre civile entre les Forces armées soudanaises (SAF) et les Forces paramilitaires de soutien rapide (RSF) ont engendré la crise humanitaire et des déplacements de population les pires au monde. Le conflit, qui s'étend désormais à tout le pays, a déjà fait 150 000 morts parmi les civil·es. Près de 25 millions de personnes dépendent entièrement de l'aide humanitaire, dont 18,5 millions de personnes déplacées. Malgré la souffrance, le risque de perdre la vie et les efforts des Nations unies pour imposer des restrictions, les armes continuent de circuler librement et d'inonder le pays. Eiad Husham témoigne de la façon dont la circulation libre des armes entraîne une escalade de la violence entre les SAF et les RSF et des exactions militaires parmi les civil·es. Type de contenu : témoignage ; expérience, entretien En ligne : https://newint.org/arms/2025/sudans-warring-generals-are-armed-brink Format de la ressource électronique : web Permalink : https://www.ritimo.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=86576
in NEW INTERNATIONALIST > N°553 (January-February 2025)[article]Exemplaires (1)
Code-barres Cote Support Localisation Disponibilité 39033 W document électronique DISPONIBLE SUR LE WEB Disponible ![]()
[article]Il y a 50 ans, la dislocation des Comores « île par île » - In : AFRIQUE XXI, 20 décembre 2024 (20/12/2024), 20/12/2024,
En 1960, les Comores ne surfent pas sur la vague des indépendances des colonies africaines de la France, de sorte que les quatre îles (Mayotte, Grande-Comore, Anjouan et Mohéli) restent territoire d’outremer au XXe siècle. Le 22 décembre 1974, les Comorien·nes sont appelé·es à se prononcer sur leur avenir au sein ou hors de la République française. La quasi-totalité de la population opte pour l’indépendance, sauf à Mayotte ou le NON l’emporte, sous l'influence controversée des séparatistes mahorais qui revendiquent une identité nationale, propre à Mayotte. Contrairement aux promesses de l’exécutif, la France décide de prendre en compte les résultats île par île, ce qui acte ainsi la dislocation de l’archipel, préfigurant le chaos actuel. https://afriquexxi.info/Il-y-a-50-ans-la-dislocation-des-Comores-ile-par-ile
[article]
Titre : Il y a 50 ans, la dislocation des Comores « île par île » Type de document : document électronique Auteurs : Rémi CARAYOL Année de publication : 2024 Note générale : Cet article est un résumé du chapitre intitulé "Mayotte la française, ce rêve kaki, bleu et jaune", tiré du livre de Rémi Carayol intitulé "Mayotte. Département colonie" (éditions La Fabrique, octobre 2024). Langues : Français (fre) Catégories : Thésaurus Thématique
POLITIQUE ; Décolonisation ; Identité culturelle ; Indépendance nationale ; Histoire ; Nationalisme ; Néocolonialisme
Thésaurus Géographique
Mayotte ; Comores ; FranceRésumé : En 1960, les Comores ne surfent pas sur la vague des indépendances des colonies africaines de la France, de sorte que les quatre îles (Mayotte, Grande-Comore, Anjouan et Mohéli) restent territoire d’outremer au XXe siècle. Le 22 décembre 1974, les Comorien·nes sont appelé·es à se prononcer sur leur avenir au sein ou hors de la République française. La quasi-totalité de la population opte pour l’indépendance, sauf à Mayotte ou le NON l’emporte, sous l'influence controversée des séparatistes mahorais qui revendiquent une identité nationale, propre à Mayotte. Contrairement aux promesses de l’exécutif, la France décide de prendre en compte les résultats île par île, ce qui acte ainsi la dislocation de l’archipel, préfigurant le chaos actuel. En ligne : https://afriquexxi.info/Il-y-a-50-ans-la-dislocation-des-Comores-ile-par-ile Format de la ressource électronique : web Permalink : https://www.ritimo.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=86376
in AFRIQUE XXI > 20/12/2024 (20 décembre 2024)[article]Exemplaires (1)
Code-barres Cote Support Localisation Disponibilité 36895 W document électronique DISPONIBLE SUR LE WEB Disponible ![]()
[article]Après la chute de Bachar Al-Assad, quel avenir pour la population syrienne ? - In : THE CONVERSATION, 12 décembre 2024 (12/12/2024), 12/12/2024,
En Syrie, la chute de Bachar Al-Assad et sa fuite laissent une société dévastée par près d’un demi-siècle de dictature et treize années d’une guerre civile sanglante. Le groupe islamiste Hayat Tahrir Al-Cham (HTC) est désormais au pouvoir, mais des questions demeurent quant à sa capacité à unifier la population. Dans cet entretien, Laura Ruiz de Elvira, politiste spécialiste de la Syrie, propose une interprétation des sentiments complexes qui traversent la société civile syrienne. Elle évoque les exactions commises par le régime, notamment au sein des prisons aujourd’hui libérées, mais aussi la crainte d’une nouvelle gouvernance aux contours politiques encore incertains, avec des forces rebelles désormais au pouvoir, issues d'horizons multiples, avec des objectifs divergents, et dont la société civile doute de leur volonté de réconciliation nationale. https://theconversation.com/apres-la-chute-de-bachar-al-assad-quel-avenir-pour-la-population-syrienne-245800
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[article]Quelle Syrie, et quel Proche-Orient, après la chute de Bachar Al-Assad ? - In : THE CONVERSATION, 8 décembre 2024 (08/12/2024), 08/12/2024,
Après 24 ans de pouvoir, le régime de Bachar Al-Assad, qui avait résisté aux soulèvements populaires du printemps arabe, à la guerre civile et aux sanctions internationales, s’est effondré, forçant Assad à quitter son pays pour la Russie, qui lui a accordé l’asile politique. Après Idlib, Alep, Hama et Homs, Damas est désormais aux mains d’une coalition de rebelles sunnites. Mais la stabilité politique est loin d’être garantie car la Syrie reste divisée entre trois factions dominantes, chacune ayant des soutiens extérieurs et des objectifs distincts : les forces rebelles sunnites soutenues par la Turquie, au premier rang desquelles le groupe islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS) et d’anciens djihadistes issus de l’État islamique et d’Al-Qaida, qui contrôlent le Centre-Ouest ; les forces kurdes au Nord-Est, affaiblies mais encore soutenues par les États-Unis ; les forces alaouites pro-Assad qui ont des liens étroits avec l’Iran, l’Irak, le Hezbollah libanais et la Russie, cantonnées dans les régions côtières pour protéger les bastions militaires. Depuis ce coup d'État éclair, les puissances régionales et la communauté internationale essaient d’anticiper les retombées de ce bouleversement proche-oriental car la Syrie risque d'être confrontée à l'instabilité politique et à un conflit prolongé. https://theconversation.com/quelle-syrie-et-quel-proche-orient-apres-la-chute-de-bachar-al-assad-245552
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[article]En Nouvelle-Calédonie, les radicaux s’imposent dans le camp indépendantiste : le dialogue pourra-t-il reprendre ? - In : THE CONVERSATION, 27 novembre 2024 (27/11/2024), 27/11/2024,
Le 15 novembre 2024, six mois après les émeutes qui ont secoué la Nouvelle-Calédonie, le Parlement français a adopté une loi autorisant le report des élections provinciales, avec une limite fixée au 30 novembre 2025. Le soulèvement insurrectionnel de mai 2024 a contribué à scinder le camp indépendantiste en deux grandes tendances : les partisans "accordistes" (la plupart sont élus et souhaitent participer aux discussions pour aboutir à une solution institutionnelle pérenne) et les "révolutionnaires" (représentés par la Cellule de coordination des actions de terrain ou CCAT). Ces derniers exigent une indépendance rapide et sans concessions. Face à ces deux lignes indépendantistes, les non-indépendantistes sont également divisés (schématiquement entre loyalistes et autonomistes) sur les modalités du maintien de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République française (fédéralisme, autonomie élargie) mais tous s’accordent sur la nécessité d’élargir le corps électoral. Si la loi organique du 15 novembre 2024 vise à renouer les fils du dialogue entre indépendantistes, non-indépendantistes et État, rompus depuis la contestation du troisième référendum d’autodétermination (12 décembre 2021), la recomposition politique au sein du camp indépendantiste complexifie l’issue des négociations. https://theconversation.com/en-nouvelle-caledonie-les-radicaux-simposent-dans-le-camp-independantiste-le-dialogue-pourra-t-il-reprendre-244531
Permalink[article]Fiches sur Public Eye : les services secrets rappelés à l’ordre par la justice - In : PUBLIC EYE, novembre 2024 (01/11/2024), N°50, P. 26-29
L’actuelle loi fédérale suisse sur le renseignement (LRens) interdit, du moins sur le papier, la surveillance des activités politiques. Or l'association Public Eye apparaît à 431 reprises dans les fichiers du Service de renseignement de la Confédération (SRC) alors que la surveillance politique est explicitement interdite depuis le scandale des fiches. Le SRC affirme qu’il ne s’agit là que de "données collatérales" et que Public Eye ne l’intéresse guère. Mais le Tribunal administratif fédéral, auprès duquel Public Eye a déposé un recours, prend l'affaire au sérieux et exige du SRC qu’il revoie ses pratiques.
Permalink[article]Guerre des histoires, guerre des mémoires - In : SOCIO, 2024/1 (01/11/2024), N°19,
L’histoire de France est au cœur du projet politique de l’extrême droite française. En effet, le passé y est pensé comme origine identitaire du peuple français, comme socle idéologique du nationalisme, comme socialisation politique des militants, comme récit mobilisateur et comme horizon politique d'une transformation de l'histoire en mythe. Dans ce schéma idéologique, les origines généalogiques déterminent l’identité nationale du peuple et des individus, qui ne décident pas de faire société mais ont un statut identitaire de naissance. L’instrumentalisation de l’histoire à des fins de glorification de la nation va de pair avec l’oubli de pans entiers de l’histoire de France, allant jusqu'au négationnisme. https://journals.openedition.org/socio/16048
PermalinkN°19 - 2024/1 - Mémoire, histoire et politique (Bulletin de SOCIO) / Michel WIEVIORKA
Permalink[article]Mémoires coloniales conflictuelles BLANCHARD, Pascal - In : SOCIO, 2024/1 (01/11/2024), N°19,
Alors que l’histoire coloniale a été largement éclairée par les travaux des historien·nes depuis les décolonisations, la commémoration de sa mémoire et son appropriation par la société font encore l’objet de conflits socio-politiques. Cet article propose tout d’abord de comprendre l'évolution du sens politique donné aux commémorations et l’inflexion de la mémoire collective depuis la Seconde Guerre mondiale, avec la reconnaissance de la responsabilité de la France dans la déportation des Juif·ves. Puis il explore les projets de patrimonialisation de l’histoire coloniale, orientés vers une "valorisation", depuis le premier projet lancé par François Mitterrand dans les années 1980 jusqu’au projet de mémorial porté par la droite et inclus dans la loi de 2005. L'article se conclut par une analyse des différents projets muséographiques sur ce sujet dans plusieurs villes de France. https://journals.openedition.org/socio/16128
Permalink[article]Petite histoire de notre bonne conscience coloniale (1962-2023) - In : SOCIO, 2024/1 (01/11/2024), N°19,
"L’époque coloniale n’est-elle pas véritablement l’âge d’or disparu du suprémacisme blanc ?" L’histoire de la colonisation française, des guerres coloniales et de leurs crimes fait l’objet d’une production historiographique abondante. Mais, faute de volonté de la part des courants politiques qui se sont succédé au pouvoir en France, depuis la décolonisation et les indépendances, ces crimes contre l’humanité ne sont pas officiellement reconnus, enseignés, commémorés par la République française, contrairement à l’esclavage, qui l’est depuis 2001. Cet article propose une histoire de l’incapacité chronique de l'État français à reconnaître et à condamner ses crimes coloniaux. https://journals.openedition.org/socio/16088
Permalink[article]Pourquoi l’extrême droite allemande a-t-elle fait sienne la lutte contre l’antisémitisme ? - In : SOCIO, 2024/1 (01/11/2024), N°19,
Le "kidnapping" de la lutte contre l’antisémitisme par le parti d'extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) répond à un agenda politique qui renvoie aux origines idéologiques de l’extrême droite allemande. Après la chute du Mur en 1989, l’Allemagne s’engage dans une politique de la mémoire reconnaissant la dimension génocidaire du régime nazi, dans laquelle s'engouffre l'extrême droite. Puis, face à l’arrivée massive des migrant·es en 2015, l’AfD bavaroise trouve du soutien auprès des Länder conservateurs de l’ouest de l'Allemagne pour renforcer ses prises de position anti-migratoire, ce qui lui permet d'entrer au Bundestag. Aujourd'hui, devant la montée de l'islamophobie et dans un but électoraliste, l'AfD se fait le chantre de la lutte contre l'antisémitisme et se présente comme le gardien de la mémoire de l’holocauste et le défenseur de l’État d’Israël. https://journals.openedition.org/socio/16465
Permalink[article]Quand la mémoire est une arme de guerre identitaire - In : SOCIO, 2024/1 (01/11/2024), N°19,
En France, la mémoire est aujourd’hui instrumentalisée par l’extrême droite, y compris quand il s’agit de la mémoire de la Shoah, ce qui est nouveau et paradoxal, mais aussi par des groupes identitaires se revendiquant d’extrême gauche dérivant vers le populisme. Quant à l’État français, il défend une mémoire patrimoniale qui vise à devenir un outil de culture et d’apaisement mais qui flirte avec le nationalisme. Parallèlement, il néglige les mémoires de l’esclavage et de la colonisation, ce qui engendre de nombreuses tensions dans la société civile. Cette situation favorise la guerre des mémoires et la montée d’identités fermées, qui menacent potentiellement la démocratie. https://journals.openedition.org/socio/16338
Permalink[article]Rwanda, Kibeho 1995, un massacre impensable - In : SOCIO, 2024/1 (01/11/2024), N°19,
En avril 1995, un an après le génocide tutsi, le gouvernement rwandais veut fermer les camps de personnes déplacées à l’intérieur du pays. Dans le sud-ouest du pays, ces camps regroupent des centaines de milliers de Hutus, ce qui représente une menace pour la sécurité du pays, selon le gouvernement. L'Armée patriotique rwandaise ferme donc le camp de Kibeho, qui abrite alors 100 000 personnes, mais elle se livre auparavant au massacre de plusieurs milliers de personnes déplacées, supposées génocidaires. Les tueries de Hutus se déroulent, sans opposition ni médias, devant des centaines de témoins rwandais et étrangers. Pour se dédouaner, les nouvelles autorités rwandaises parlent de 300 morts présentés comme les membres d’un "noyau dur de génocidaires", ce que la commission d’enquête internationale n'a jamais pu contre-prouver. https://journals.openedition.org/socio/15878
Permalink[article]La traite et l’esclavage colonial français dans notre mémoire nationale - In : SOCIO, 2024/1 (01/11/2024), N°19,
Promoteur de la loi du 21 mai 2002 sur la reconnaissance de l’esclavage et la traite humaine comme crimes contre l’humanité, Jean-Marc Ayrault rappelle qu'il s’agissait à l'époque d’affirmer leur place dans la mémoire nationale française. La consécration par la représentation nationale a permis de passer de la reconnaissance symbolique aux actes, pour que soient imprimées dans la mémoire nationale non seulement la grandeur de l’abolition, mais aussi l’ampleur du crime auquel elle mettait fin. La mémoire française de l'esclavage est la présence vivante du passé dans le présent et recouvre quatre dimensions : le rappel de l’origine coloniale des outre-mer français dans le projet impérial de la France, la matrice du racisme et des discriminations contre les personnes afrodescendantes, le point de départ d’un rapport inégalitaire entre le Nord et le Sud, enfin un point de référence pour penser les luttes universelles pour la liberté, l’égalité et la fraternité. https://journals.openedition.org/socio/15743
Permalink[article]Les trois mémoires de l’Amérique latine - In : SOCIO, 2024/1 (01/11/2024), N°19,
Les sociétés d'Amérique latine sont diverses et ont, en fonction de leur peuplement et de leur composition ethnique, des identités plurielles et des références mémorielles parfois superposées. L'auteur en privilégie trois : la Conquête, l’esclavage, le terrorisme d’État. La catastrophe politique et démographique de la Conquête coloniale, qui a conduit à l'extermination des peuples premiers, est un événement fondateur constituant un traumatisme originel, une mémoire indépassable et permanente. Elle se conjugue à l’esclavage des Africain·es déporté·es vers l'Amérique latine, qui forme le substrat des cultures et des mémoires des pays latino-américains. La dernière mémoire est celle de la violence d’État et des dictatures militaires des années 1970-1980, dont les principes s'inspirent des dominations coloniales. https://journals.openedition.org/socio/15773
Permalink[article]Ecolos et antifas ! - In : SILENCE, novembre 2024 (28/10/2024), N°537, P. 4-17
Il est nécessaire de clarifier l'écologie, de faire avancer les idées et pratiques écologiques de solidarité et d'émancipation. Le fascisme peut très bien cohabiter avec une certaine vision de l'écologie. Un collectif d'auteur.es tente de répondre à ces questions : Qu'est-ce que l'écofascisme ? Quel est le danger de l'appropriation de l'écologie par l'extrême droite ? Comment y faire face dans les mouvements écolos antifascistes.
Permalink[article]Anatomie de la droite conservatrice - In : LA VIE DES IDÉES, 8 octobre 2024 (08/10/2024), 08/10/2024,
Matthew McManus caractérise d'abord la droite républicaine états-unienne comme une réponse au projet moral originel de la modernité : l’égalité des individus, le pluralisme et la participation politique. Puis il retrace l'histoire intellectuelle de la pensée conservatrice, de ses racines pré-modernes jusqu’à ses évolutions contemporaines, dont la trame est constituée par les concepts d’inégalité et de hiérarchie. Aujourd'hui, La droite conservatrice états-unienne est en plein renouveau, avec une idéologie politique mêlant anti-modernité et démocratie, religion et capitalisme. https://laviedesidees.fr/Anatomie-de-la-droite-conservatrice
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